
Alors que les heures sont dures pour l’industrie musicale, les majors craignent pour leur modèle économique et peinent à trouver leur place dans l’univers numérique.

Devant les difficultés, EMI a été revendu à un fond d’investissement américain afin d’apporter des réformes fortes. Ce fond adopte depuis une politique de réduction des coûts et de ‘rationalisation’ du catalogue d’artistes et des coûts associés.
Ces réformes étaient elles pour les majors :
- Nécessaire ? Sans doute, des habitudes de rémunération et d’avantages (tant pour les artistes que pour les employés) mettent aujourd’hui en péril les majors en difficulté.
- Prioritaire ? Pas sur. S’attaquer à la cause de la fragilisation aurait été plus bénéfique pour la société et son image. Si EMI a annoncé la suppression des DRM et quelques premières initiatives dans la distribution numérique, son positionnement dans l’univers numérique demeure flou et incomplet.

Les réformes budgétaires et fonctionnelles entreprises par EMI crée une rupture dans le fonctionnement des majors avec leurs artistes, qui ne semble pas leur plaire: Radiohead quitte EMI disant du PDG qu’il est un “taureau désorienté dans un magasin de porcelaine”, Robbie William’s fait la grève contre l’”esclavagisme”, même les Rolling Stones annoncent leur départ !
Dans un contexte difficile, ces renversements mettent en danger EMI et risquent d’éloigner la major des causes de sa fragilisation. L’industrie de la musique est en cours de restructuration et de nouveaux acteurs numériques aspirent à y prendre une place le long de la nouvelle chaine de valeur.







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