Myspace Music est filialisé par Myspace, 50% des actions environ sera partagé avec les ayants droits
Myspace Music avait déjà une belle visibilité dans la musique, avec 5 millions de pages d’artistes et 30 millions de visiteurs uniques par mois.
L’intérêt des réseaux sociaux pour la musique a été croissant depuis le début d’année 2008, on attendait l’entrée de Facebook ou Myspace dans le club des diffuseurs / distributeurs de musique en ligne.
Cette entrée a été poussée par des études soulignant les synergies entre réseaux sociaux et webradios.
Myspace a annoncé jeudi avoir signé avec 3 majors autour d’une offre complète
La ‘Joint Venture’ Myspace et majors va ainsi proposer une offre de musique très large sur PC et mobile, avec le catalogue entier des majors:
* Achat de produits dérivés proposés par les artistes
Les conditions du téléchargement de mp3 sont inconnues à date. La question clé est la possibilité pour Myspace de s’aligner sur les conditions Total Music, un téléchargement illimité de musique pour moins de 5$ / mois.
Cette initiative devrait être rejointe d’ici peu par EMI et de grands labels indépendants, elle confirme que l’année 2008 devrait bouleverser le marché actuel de la musique en ligne. Les 30 millions de visiteurs uniques par mois de Myspace Music vont déranger les iTunes ou Fnac Music !
De nombreux sites francais ou étrangers proposent aujourd’hui de l’écoute gratuite de musique en ligne. Les possibilités offertent par les plateformes diffèrent: certaines sont adaptées au bloging, d’autres se spécialisent dans les ’smart radios’, enfin les catalogues musicaux varient en taille et en contenu.
Ce panorama dresse un état des lieux en ce début d’année 2008, alors que les gros acteurs du marché commencent à se positionner.
1. Deezer
Synthèse: 8/10
Catalogue: 8/10
Smart radio: 8/10
Player externe: 6/10
Ergonomie: 8/10
Deezer propose 1,5 millions de titres avec les best sellers et un bon catalogue de musique francaise. Les morceaux disponibles sur la plateforme sont envoyés directement par les internautes, d’où une qualité de son parfoit un peu aléatoire.
1,2 millions d’utilisateurs se retrouvent sur Deezer, la webradio 2.0 francaise la plus complète.
Player Deezer
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2. Imeem
Synthèse: 8,5/10
Catalogue: 8/10
Smart radio: 7/10
Player externe: 10/10
Ergonomie: 9/10
Imeem possède le deuxième plus grand catalogue de musique avec 5 millions de titres provenant des 4 majors et de MTV.
Une interface ergonomique et des outils complets en font un excellent outil d’écoute de musique. Les fonctions communautaires de Imeem sont également très avancées.
Player Imeem
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3. Last.fm
Synthèse: 8,5/10
Catalogue: 10/10
Smart radio: 8/10
Player externe: 8/10
Ergonomie: 7/10
Last.fm est LA référence pour les fans de musique, avec incontestablement le plus important catalogue de musique avec 65 millions de titres ! Le modèle de Last.fm, d’abord basé sur des radios, se rapproche des concurrents avec du streaming gratuit à la carte. Seule réserve, les titres à la demande ne peuvent être écoutés que 3 fois.
Last.fm a été racheté par CBS pour 280 millions d’euros, et réunit 15 millions d’utilisateurs.
Depuis peu, Last.fm propose la rémunération d’artistes indépendant distribués sur la plateforme. Cette intitiave devrait être disponible d’ici peu en France.
Player Last.fm
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4. Jango
Synthèse: 6/10 sans player
Catalogue: 4/10
Smart radio: 7/10
Player externe: 0/10
Ergonomie: 7/10
Jango arrive sur un marché déjà bien encombré avec un modèle similaire à Deezer: streaming gratuit + communautaire + envoi des mp3 par les internautes / artistes .
Jango ne propose que 200 000 titres. La start up se différencie par un encodage de qualité des titres provenant des majors, entre 128 et 192 kb/s. De nombreuses webradios permettent de découvrir de nouveaux artistes.
Une proposition donc intéressante mais pénalisée par la faible taille du catalogue et m’absence de player exportable.
Pas de player proposé
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5. Jiwa
Synthèse: 6/10
Catalogue: 4/10
Smart radio: 7/10
Player externe: 10/10
Ergonomie: 7/10
Jiwa a le même problème de taille de catalogue que Jango avec 400 000 titres seulement.
Le service est par ailleurs plutôt bien construit, avec du commmunautaire et un player exportable dont la qualité est à souligner.
Radio.Blog.Club est un des emblèmes de la lutte des internautes pour la libération des webradios. Le site a longtemps été en conflit avec la SACEM et les majors, et les difficultés ne sont pas terminées aujourd’hui. Le site a pour spécificité de confier le stockage de la musique aux utilisateurs, avec une position juridique floue.
Radio.Blog.Club a un catalogue de plus de 300 000 titres avec une bonne représentation du catalogue francais.
Non disponible à date
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7. Pandora
Synthèse: 8/10
Catalogue: 7/10
Smart radio: 10/10
Player externe: 0/10
Ergonomie: 8/10
Pandora est la référence pour détecter les goûts des amateurs de musique. Basée sur le Music Genome Project, cette start up utilise des données réunies par 25 musicologues sur plus de 10 000 titres pour proposer des contenus pertinents.
Malheureusement, Pandora n’est pas pour l’heure disponible en France en raison des lenteurs juridiques …
Pas de player proposé
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8. Musiline
Synthèse: **/10
Catalogue: **/10
Smart radio: **/10
Player externe: 0/10
Ergonomie: **/10
Avec ce nouveau service adapté pour Orange, Lagardère met un pied dans le marché de l’écoute de musique. Orange apporte sa base de clients ADSL et la fréquentation de son portail (5 M de visiteurs) et Lagardère fournir une prestation complète (technique, éditoriale, ..).
Peu d’informations sont pour l’heure disponibles en terme de taille de catalogue ou d’évolutions des fonctions.
Ce service gratuit est réservé aux clients Orange ADSL.
Ce chiffre correspond à une augmentation de +10% par rapport à l’année 2007
Une étude américaine de Arbiton and Edison Media Research confirme une audience en forte augmentation sur les radios numériques. Ils étaient 29 millions l’année dernière à utiliser une webradio par semaine, ils sont donc 33 millions cette année.
Le rapport explique cette hausse par 2 facteurs:
- L’augmentation du temps passé sur Internet
- L’augmentation de l’utilisation des réseaux sociaux
Quel rapport entre l’utilisation des réseaux sociaux et des webradios ?
25% des internautes lambda sont intéressés par les réseaux sociaux selon l’étude publiée.
L’intérêt pour les réseaux sociaux monte à 63% pour les utilisateurs de webradios.
Il semble donc que les utilisateurs des webradios soient friands d’outils communautaires.
L’étude n’indique toutefois par l’intérêt des utilisateurs de réseaux sociaux pour les webradios.
Les utilisateurs de webradio demeurent peu nombreux et plutôt ‘early adopters / technogeek’…. Il est donc peu surprenant qu’ils aient un intérêt pour les réseaux communautaires comme MySpace ou Linkedin (les 2 réseaux les plus utilisées dans l’étude par les adeptes de webradios).
L’étude confirme donc le positionnement de Deezer ou Imeem sur le communautaire, mais ne fournit pas d’information sur l’intérêt d’un mouvement de Linkedin ou Myspace dans le métier de la webradio.
Enfin, les majors se repositionneraient sur leur métier initial ?
Alors que les majors ont une position idéale pour se positionner sur le marché de la promotion de jeunes talents sur internet, elles étaient restées les grandes absentes.
Myspace, Spidart, Mymajorcompany, .. De nombreuses plateformes se sont déjà positionnées - sans l’aura d’une major !
Avec Beproducer, on croirait donc que Universal s’y met enfin. Et non.
Comment fonctionne Beproducer ?
L’internaute crée un label virtuel et choisit des artistes. Il investit ensuite sur des artistes et prend des parts sur son album. La possibilité d’investir s’arrête quand un artiste atteint le TOP 50 des ventes de musique en France. Le producteur est alors libre de convertir ses parts dans l’album en euros, le but étant de revendre quand l’album est au plus haut dans les charts (avec le risque de chuter;)
Beproducer met à disposition du producteur des outils de promotion web: bannières, players audio et vidéo, liens … Les contenus ne sont cependant que des extraits.
Au final, l’internaute devient un contributeur de la promotion des artistes à la place d’Universal ! Il ne devient pas producteur comme sur les autres sites du marché (Mymajorcompany).
Universal propose donc un modèle de gestion et d’implication des fans
Les artistes sur la plateforme ne sont pas des jeunes talents. Si les albums sur Beproducer ne sont pas dans le Top 50, on trouve des artistes y étanté déjà rentrés.
On peut ainsi prendre des parts dans un albulm de David Hallyday, et même appelé un numéro sur taxé pour avoir des infos sur l’artiste ..
Pour Universal, Beproducer est donc:
- Un système de gestion et d’implication des fans
- Un modèle de promotion équitable pour les fans
- Une source de revenu incrémental avec des numéros surtaxés
Pour l’internaute, il s’agit d’un service:
- Déceptif car les titres ne sont que des extraits
- Genant avec la présence de numéros surtaxés
- Sans proposition de valeur ajoutée par rapport à un Deezer
Deezer propose en effet un réseau social pour gérer les fans, un catalogue de musique très important (pas limité à une major), un player exportable pour faire la promotion des artistes, une ergonomie bien meilleure … Bref, vous voyez le point.
Dans l’état, il est donc peu probable que la plateforme d’Universal concurrence Deezer sur le territoire des artistes confirmés. Beproducer aurait eu toute sa légitimité sur un service de découverte de jeunes talents.
100 000 titres à diffuser gratuitement et légalement, et un concept sur le modèle de la radio FM
Radionomy est un service pour créer sa webradio gratuitement. Quelles différrences avec Deezer ?
- Des fonctions radios: jingles, emissions, ..
- La possibilité de diffuser du contenu en live
Ce service facilite finalement la création d’un flux radio, au delà de la musique. Il reproduit le principe du blog pour le texte sur la radio avec l’audio.
A l’heure actuelle, la valeur ajoutée d’un tel service par rapport à un blog ne semble pas évidente:
- La simplicité - Une valeur partagée par les 2 types de services
- Le multimédia - Une dimension adressée par le blog (texte, photos, video, audio) mais absente du flux radio
Radionomy est donc à un gadget sympa.
Côté audience, Radionomy n’a pas vocation à rassembler une audience importante (comme la radio FM, ou Deezer sur le net). Dès lors, son financement sera difficile dans un modèle publicitaire avec des minimums garantis à payer au majors.
Radionomy insèrera dans les flux audios 4 minutes de publicité par heure, en 3 ou 4 tranches.
La start up annonce également la rémunération des auteurs des flux sur les revenus publicitaires (donc pas grand chose pour un particulier inconnu).
Fin février, la première version Beta sera mise en ligne par Radionomy.
Qtrax va encore plus loin dans les services musicaux innovants en proposant le téléchargement de musique illimité et gratuit.
Mais au delà de l’annonce marketing, le service est plus compliqué qu’annoncé ! 25 Millions de titres sont mis en ligne sur la plateforme Peer to Peer, avec des conditions:
- Utiliser un ordinateur relié à Internet
- Etre sous Windows
Au final, on ne peut pas:
- Ecouter la musique sans publicité
- Ecouter la musique en mobilité
C’est donc du téléchargement gratuit et légal sans réelle valeur ajoutée par rapport à Deezer, Imeem, ou Last.fm. Ces sociétés évitent en effet d’avoir à télécharger les titres, et ils mettent les titres à disposition sur tout terminal relié à Internet faisant fonctionner Adobe Flash.
La clé pour ce type de service sera la mobilité du contenu téléchargé. Il faudra donc les mettre à disposition sur les iPods, lecteurs mp3, et téléphones mobiles.
Pour y parvenir, il faudra autoriser la lecture de la musique sans accès à Internet. Ce sera alors à nouveau la porte ouverte pour les pirates qui proposeront des logiciels pour supprimer les publicités des mp3. La question de la mobilité sera donc difficile à résoudre pour un service comme Qtrax.
Last.fm s’aligne sur Deezer et propose à son tour sur le web l’écoute illimitée et gatuite de musique. Le réseau social annonce également la rémunération des artistes indépendants postant leur musique !
Si l’écoute illimitée est disponible dans le monde entier, la rémunération des artistes indépendant est pour l’instant réservée aux Etats Unis, à l’Allemagne et à la Grande Bretagne. “Artist royalty program” rémunère l’artiste à chaque écoute de son titre.
Last.fm s’adresse aussi aux majors. Son catalogue est notamment constitué de Universal, Sony BMG, Warner ou EMI, ainsi que 150 000 labels indépendants.