
La major peine à sortir de la crise du disque
Depuis 2005, en matière d’annonce stratégique, la major est restée en net recul par rapport à la concurrence (Universal, Sony, EMI).
Le responsable de la stratégie numérique de WMG a été remplacé début 2008 face aux difficultés.
En 3 ans, le cours de bourse de WMG de la société de Edgar Bronfman s’est effondré. En un an, il est passé de 17$ à 5$ par action début 2008.

Alors finalement, ou en est WMG dans sa reflexion ?
A la traîne, la major songe à répondre à l’attente des consommateurs en proposant la défunte license globale.
Pourquoi ressortir la license globale alors que les autres majors se penchent sur des formules d’abonnement illimité couplés à d’autres modèles économiques ?
Un calcul simple: quitte à faire payer un abonnement de 5$ par mois, autant l’appliquer à tous les abonnés FAI plutôt qu’aux seuls amateurs de musique suceptibles de payer 60$ / an. En France, seulement 20 $ / an / personne est dépensé en musique. Un peu tard, la major s’apercoit donc que ce modèle économique aurait pu être rentable.
Est ce pour autant l’attente des internautes et amateurs de musique ? Ce n’est pas l’avis des acteurs de la musique ou des Etats.
Le positionnement de WMG demeure donc confus …
On appréciera cette interview de Edgar Bronfman en 2007, il y explique un constat :
- Le piratage et la gratuité se sont installés dans les usages
- Si on pirate de la musique en ligne, on n’est plus considéré comme un client de WMG
Et la stratégie de Warner Music:
- Rivaliser avec une offre plus profonde et qualitative que la gratuité …
Tout un programme et un lien pas clair avec la license globale:






