
Universal Music et Sony BMG semblent pourant bien partis pour enfin libérer le marché de la musique.
L’annonce de Total Music fin 2007 avait fait bel effet:
- Pour les constructeurs de téléphone / lecteur mp3 - Un téléchargement de musique illimité inclus dans le prix de vente du produit
- Pour les opérateurs telecom (internet ou mobile) - Un téléchargement de musique illimité inclus dans le forfait
Au final, Total Music propose enfin au consommateur un tarif forfaitaire (License Globale …) pour accéder à la musique illimité.

Alors, Total Music ou pas ?
Les opérateurs et les contructeurs ont manifesté leur intérêt en lancant des offres inspirées de Total Music: Nokia avec ‘Comes with Music’, SFR avec ses Illimythics ou Alice dans l’abonnement ADSL.
Le consommateur a manifesté son intérêt en souscrivant massivement à ces offres.
Côté politique, la situation est un peu plus confuse:
- Un rapport Attali pronant ce type d’offres avec un contrôle de l’Etat
- Une Ministre de la Culture et un Président opposés à la License Globale
Aux Etats Unis, c’est le département de la Justice qui s’en mêle en lancant une enquête. On n’en sort plus.
Pourquoi ? Total Music est bien une forme de License Globale qui demande une alliance de tous les acteurs du marché. Les américains craignent une situation monopolistique qui mettrait en péril la concurrence dans la production musicale…
Cette enquête est à replacer dans son contexte:
- Le marché de la production musicale s’effondre devant le refus de franchir le pas sur Internet
- La concurrence dans la production musicale actuelle n’est pas exemplaire

Le consommateur est il en danger avec Total Music ?
Un prix abusif risque t il d’être imposé au consommateur ? Oui, bien sûr, l’ouverture du marché numérique a été progressive et les majors tentent depuis le début d’augmenter le panier moyen Musique du consommateur.
Aujourd’hui la dépense moyenne en CD d’un foyer est environ de 27€ par an en 2007. Si on suppose un basculement total sur le net (plus de vente de CD), Total Music aurait représenté 42€ par an et par individu en 2007, soit une augmentation des revenus de +55% pour l’industrie du disque.
Mais le consommateur n’est pas en danger, il a démontré sa capacité à utiliser des logiciels de piratage complexe pour contourner des offres jugées inacceptables.
Total Music demeure donc dans l’absolu un pas en avant vers le consommateur, espérons que le retard américain n’impacte pas le lancement de l’offre en France.